Les apprentis photographes ou respectons l’ordre des choses et vivent les D700, 5D, D3, 1D Mark , Alpha 900 et autres ……..

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2 commentaires pour Les apprentis photographes ou respectons l’ordre des choses et vivent les D700, 5D, D3, 1D Mark , Alpha 900 et autres ……..

  1. AlphaGphoto dit :

    Je suis d’accord mais je vais brosser ce sujet à contre-poil :

    Ca soulage en effet, mais soyons honnêtes avec nous mêmes à l’heure où le reflex est aussi commun que le crayon à papier le fût dans nos pupitres d’écoliers la règle reste la même, le crayon ne fait pas l’artiste. Je ne pense pas que Picasso se soit jamais plaint de l’abondance des amateurs de dessins ainsi que du piètre talent qui en accompagne la plus part. Le pourquoi est simple l’art n’est pas une technique, le dessinateur industriel ne peut faire d’ombre à la ligue des Picasso. Il y a en dessin peu de techniciens vivant du « savoir dessiner ».

    Il en va de même en photo, il y a les artistes et les techniciens, mais ici beaucoup de techniciens en fait font commerce de leur savoir-faire. Là se situe la différence avec le dessin. Ce sont la plus part du temps ceux-là (les techniciens) qui se geignent à la vue de l’érosion de leur gagne-pain, car il est vrai qu’il est de plus en plus aisé sans savoir-faire de ne pas dramatiquement rater une exposition. La valeur du lent apprentissage de l’exposition passe donc à la trappe ou presque. Il était avant difficile de faire un cliché moyen mais c’est aujourd’hui acquis au passage à la caisse (je parle d’exposition). Le savoir faire de l’exposition n’a presque plus de valeur, et hop les techniciens de pleurer que leur gagne pain disparait. Je crois entendre les echos des gémissements de tous ces ouvriers qu’on a foutu à la porte des usines lorsque les robots sont arrivés pour travailler mieux plus vite et moins cher. Ce qui est déguelasse dans ce cas c’est la gestion des ressources humaines. Mais dans le cas de la photo où la plus-part sont indépendants, c’est de l’aveuglement que de raler contre l’avancée des machines, on a pas le droit de s’endormir c’est tout. L’artiste photographe n’a jamais été menacé mais le technicien ne l’a jamais autant été.

    Solution :
    1. Le technicien se fait pousser un cerveau créatif pour devenir artiste …
    2. Le technicien pousse son savoir-faire bien au delà de ce que l’amateur averti est en mesure de faire après l’acquisition de ces beaux joujoux.

    Je sais de quoi je parle car je suis un technicien pas un artiste (pas encore et pour un bout de temps) en bref la machine me menace. Mais sérieusement c’est à moi de me reveiller.

    Le VRAI problème en fait n’à pas très avoir avec la photographie et ses outils. Le coeur de nos soucis c’est consumérisme où la valeur maître c’est de posséder, posséder quoi en s’en moque il faut AVOIR, et hop par la fenêtre la qualité, hors la qualité c’est le savoir faire et hop par la fenêtre l’artisanat. Tant que la qualité sera dépréciée le savoir-faire le sera également. Le consumérsime est la gangrène de notre époque. La demande veut de la quantité et non de la qualite en termes simples.

    Je ne vous souhaite pas une excellente soirée devant la télévision, devant un DVD, avec paquet de chips, pizza ou de quelqconque MacDo, non, je vous souhaite une excellente soirée en compagnie de votre conjoint à déguster un simple plat fait maison. Le goût de la qualité partagé par tous est la seule chose qui peut sauver l’artisanat (je parle du concept de monnayer savoir-faire), et ça c’est un phenomène culturel. Raler est vain il faut agir: mangez du saucisson en lieu et place d’un Macdo infâme à tout point de vue.

    C’est le pays de la bonne bouffe ici alors pourquoi MacDo y fait-il plus recettes qu’ailleurs. Ah! je sais ! parcequ’on achète des photos de m. aussi. Après tout c’est logique non ?

    Bien à vous,

    Alexis

  2. reflexnumerick dit :

    Vous n’êtes pas du tout à contre poil … pas du tout, bien au contraire ! Je souscris à vos arguments. La surconsommation tue, en effet, la créativité et la spontanéité. La quantité ne va pas de paire avec la qualité. Cependant, ne vous méprenez pas, je ne considère pas d’antagonisme « amateur / pros », la photographie étant une seule activité, quel que soit le statut avec lequel nous l’exerçons. La facilité qu’apporte la technologie dessert la photographie en diluant, justement, la qualité dans une quantité de consommateurs d’images (les consommatographes).

    Nous devons faire avec ce que nous avons, ici et maintenant, certes, mais dire et redire, semer patiemment les graines de ce qui nous porte, comme l’ont fait nos prédécesseurs pour faire goûter, aux nouveaux venus dans cette magnifique activité photographique, l’esprit de la photographie dans toute la diversité qui en fait la richesse. Et les éloigner de l’illusion d’une technologie stérile. (voir les nouveaux gadgets Nikon J1 et V1 qui « choisissent » la bonne photo…)

    Dans un autre article, j’exprime aussi, avec un autre « cadrage », les méfaits de la surconsommation. Et ce, à propos du drame japonais : https://reflexnumerick.wordpress.com/2011/03/24/honte-sur-eux-%e2%80%a6/ .

    Merci pour votre intervention.

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